Voici mon blogue.  Sans lien avec mon boulot.  Un passe-temps.  À ma manière.  Ouvert et modéré, je filtre les commentaires immatures ou sans jugement. Eh! oui:  si les routes n'étaient pas infiltrées de cabochons, on n'aurait pas besoin de police pour les contrôler. C'était plus simple avant, mais c'est le prix à payer pour continuer à avoir du plaisir.

Si vous n'aimez pas, ne vous faites pas mal inutilement.  N'allez pas plus loin.

vendredi 25 décembre 2009

Damn Christmas - Le Noël d'Abel

Voici mon cadeau de Noël. Le réveillon d'Abel ou, si vous préférez, comment notre jeune idole a transformé votre soirée emmerdante en un party digne de ce nom. Rare!

Joyeux Noël!

- Nicolas


C’est pas une question d’âge. C’est purement lié à l’envie d’avoir du fun.

Puis, eux, ils n’en ont pas.

Quoi? Je… Oké. Je dégrise. Je vous mets en contexte.

En haut, dans la maison de la rue St-Germain, c’est un wannabe party de Noël. Un conventum de parents, d’oncles et de tantes. Tous les Bates sont là. Oui, c’est ça : même la vieille empaillée du motel Bates, dans le film. Purée de blague conne. La vieille, elle s’appelle Zéphirine. Sous ses quatre pieds deux d’arthrite, de varices et de pertes de mémoire, elle mesure 98 années de séduction et de partouzes. Et c’est ma tante la plus cool. Elle est même descendue en bas avec sa marchette pour venir voir les jeunes chiller. Alors le premier qui dit que ses os s’envolent par grand vent, je lui casse les incisives.

En haut, ça fête pas fort. Ça fête pas. Point. Côté cuisine, les femmes. Elle jasent de maladies, de leur travail, de leur nouvelle cuisine, des vacances dans le sud qu’unetelle va se payer cet hiver. Côté salon, ça rivalise d’ennui. Les bedaines et les moustaches se racontent le kilométrage au litre de leur Buick ou le remisage de leur jacuzzi sur fond de résultats de la LNH. Ça se gausse avec leur Réer et leurs paris sportifs. Assis. Une bière à la main. Pas de fort. Ou juste un fond de gin. Pas de musique, ou Ginette Reno chante Noël, en sourdine. Une soirée comme une autre, sauf que l’oncle Lionel s’est callé une tuque du père Noël sur sa calvitie.

On finira par goûter aux bouchées salées réchauffées par maman et à la bûche trop sèche de tante Ludivine qui nous la refait à chaque année pour nous remercier de ne pas la laisser seule dans son HLM.

Les cadeaux, on les déballera dans une mutuelle indifférence. Seuls les gamins, mes tout petits cousins, auront droit aux sourires made in photo et aux rires de bon cœur des plus vieux. Nous, c’est à dire moi, ma sœur, mes cousins, cousines et conjoints, on se méritera des bons conseils et des parlures sur nos études, sur l’alcool au volant et quelques blagues douteuses sur l’étrange usage qu’on fait de nos copines, dont on présente un nouvel exemplaire annuellement.

Bref, on s’amuse comme à des funérailles.

Eh! Come on! C’est pas parce qu’on a vingt ans, qu’il faut virer la cabane à l’envers. C’est parce que c’est Noël. C’est parce qu’arrivé à cette heure de l’année, plus personne travaille : on est tous off, on a tous envie de rire, de chanter, de danser, de se taquiner, de sautiller sur des airs de Noël ou sur les Spice Girls avec une tuque de lutin sur la noix. On a tous envie de bouger des hanches, de caler son verre et de se croire gorgés d’une énergie inépuisable. Pour une fois dans l’année. On veut s’extirper du marasme annuel. Avoir du fun, purée de merde!

Mais, ça, c’est sans compter sur une parenté que trop respectable. Un cousin castrant, qui vit encore en 1930, un oncle coincé, des papas trop vieux persuadés que leur temps est passé… Une parenté qui préfère reprendre la route à jeun après une soirée à se regarder en jasant de performance de tracteur à gazon ou de nerf sciatique plutôt que de passer la nuit cordés sur le plancher du salon et se réveiller pâteux le lendemain mais, pour une fois, pour une seule fois, pour l’ultime fois de l’année, se défoncer de coups de coude, de santé!, de prozit!, de mazel tov! et de proverbiaux iglou iglou iglou.

Ben non! Il faut s’épargner, pour être capable d’être aussi plate le lendemain au dîner de tante Chose, de l’autre côté de la famille. Quossé ça te coûterait d’arriver là une heure après tout le monde, ragaillardi par une couple de Tylenol, si c’est parce que toi, au moins, t’as eu du plaisir la veille?

On meurt pas d’un mal de bloc. On crève d’ennui, pardi!

Cette année, j’en avais ras-le-bol. Après avoir déballé le plus nul des balais à neige et la plus écoeurante des mixtures (une bouteille de sangria pré-préparée), je suis descendu rejoindre mes cousins qui chômaient déjà sur les fauteuils du séjour. Momo avait délaissé la table de pool, Candy refaisait le monde en chattant sur mon ordi et deux autres couples s’échangeaient la surveillance des petits entre deux séances de baisers torrides. Les face de carême avaient lâché cette merde de Guitar Hero, discipline par excellence de l’aliénation mentale. Tous priaient pour que la soirée s’achève. Mon oncle le plus jeune, du haut de ses trente-six ans, se tournait les pouces en attendant en cachette le texto de son petit copain, au Venezuela.

Il fallait agir.

J’ai fait le saut par-dessus le bar, aligné les verres, partagé l’alcool entre majeurs et le 7up entre les autres. Le scotch a rejoint sur le comptoir les glaçons dans les verres pour les gars. Le tonic s’est tassé avec le gin et le reste des limettes a servi à concocter quelques Gimlet. Je m’en suis envoyé deux dans le gosier et j’ai mis Sexy Bitch. Dans le tapis. Je me suis enfilé coup sur coup deux autres Gimlet. J’avais chaud. Mon pull est parti tout seul.

Yes, I can see her
'cause every girl in here wanna be her
Oh! She's a Diva...

Mes cousines, premières victimes de ma mutinerie, ripostaient qu’elles devaient rentrer. Je les ai serrées dans mes bras et leur ai tout grand révélé l’existence d’un divan-lit qui n’attendait que leur présence si, par hasard, l’alcool devenait un problème. C’est pas une ministre du Transport qui va nous empêcher d’en virer toute une. Avec le châle bourgogne de Zéphirine sur le spotlight prostré sur le béton verni et un canapé retourné pour resserrer le plancher de danse, j’ai commencé à brandir la bouteille de Smirnoff comme un micro et à cogner du talon au rythme de la basse. Les petits ont ri. Ils ont commencé à sautiller comme les gamins le font, avec l’innocence rigolote qui fait se pâmer les matantes qui n’ont plus de vie.

I want your drama
The touch of your hand
I want you leathe-studded kiss in the sand


On était déjà quatre. Ma sœur est alors descendue, frustrée d’entendre cogner le beat de Ghetta sous son plancher. Mes deux cousines lui ont sauté au cou. Enfin! Une des leurs. Elles l’ont eu à l’usure et, quand on a été sept sur le dancefloor, leurs mecs ont bien vu ce qu’ils gagnaient à s’ajouter à notre chorégraphie. Mes petits cousins, avec leurs quinze ans et leurs râteliers de boutons, se sont décidés à passer par-dessus leur orgueil d’ados.

Cuz I feel like bustin loose and I feel like touchin you
And cant nobody stop the juice so baby tell me whats the use
Its gettin hot in here
So take off all your clothes


Il était onze heures quand ma sœur, essoufflée, sa frimousse rieuse comme je ne l’avais plus vue depuis les étés où je l’arrosais sur l’herbe, a appelé ses amies qui sont arrivées, le bout du nez rouge, pour déchaîner leurs déhanchements sexy. Je n’avais jamais été en aussi bonne compagnie. Surtout que deux d’entre elles ont fait le pari de finir l’année avec moi et il ne leur reste qu’une semaine.

Meet me at the hotel room

Meet me at the hotel room

Meet me at the hotel room

Passé minuit, après qu’on ait eu épuisé tous les remix d’Hotel Motel, tous les rythmes de Florida, ceux de Disco Bitch, les tubes de Lady Gaga, juste assez d’alternatif pour se cultiver et les innombrables succès de Rihanna, on a fini par penser à se souhaiter joyeux Noël. On s’est aperçus que tante Zéphirine tapait dans ses mains, bien assise dans une berceuse qu’on lui avait posé dans un coin de ma discothèque. Une de mes deux prétendantes s’était amourachée de mon cousin de quatorze ans qui, couvert de baisés langoureux, me lançait le pouce bien haut. Ma mère, délestée de ses talons hauts, avait plongé dans la cohue improvisée, avec un oncle, lascif comme une anguille confite.

Y'a des choses qui n'ont pas de prix,
Comme le dernier sac Versace.
I'm just recording now a track for all the bitches are there,
Shaking their ass like I just don't care


Pour la première fois, le party venait de lever dans la maison de Bates. J’étais pas peu fier de contempler mon œuvre. Ma sœur n’avait pas pris un gramme de drogue. Les filles étaient belles, les gars affectueux, la musique dans le tapis, les voisins curieux. Je suis retourné derrière le bar. J’ai trébuché dans les pattes de Victor, qui avait réussi à éprouver ses quinze ans au son des bouteilles de bière qui roulaient autour de lui, et j’ai pas réussi à le blâmer; quand ma bouche s’est ouverte, j’ai senti le cœur me tâter les amygdales.

The record gonna pop and we never gonna stop

Si j’ai fini cette soirée en dégueulant, si j’ai finalement oublié un moment charnière de la fête, si je me suis réveillé stocké par les oncles dans mon lit, entre deux cousins à la gueule de bois, j’en garde pour longtemps le souvenir du plus mémorable party de famille.

Et vous? Êtes-vous finalement revenus chez vous après avoir remporté, dans l'échange de cadeau, le coffret de parfums d'ambiance Dans un Jardin?

mercredi 23 décembre 2009

De quoi vous amuser durant tout le temps des Fêtes

Suivez le LIEN!

À condition d'être vraiment vraiment curieux.

Bon Steinberg!

mardi 22 décembre 2009

Pour gâter ceux qui ne sont pas un cadeau...

Les cadeaux de Noël, c’est toujours un paquet de troubles à acheter.

Vous en conviendrez.

Le pire n’est pas que vous risquez votre vie sur les routes à manœuvrer à travers une circulation trop pressée qui coupe comme si l’autoroute devenait une file d’attente où les dépassements sont permis. Le pire n’est pas d’affronter les somnambules qui magasinent éveillés en prenant leur pause dans les escaliers mécaniques des Promenades St-Bruno. Le pire n’est pas non plus l’air hagard des employés surmenés derrière les caisses.

Le pire, c’est de prendre conscience qu’encore une fois, la liste de vos proches sera aussi compliquée à administrer que de faire aimer la Bible en images à un aveugle.

Voici un classement non exhaustif des profils à satisfaire pour Noël qui s’en vient :

Le pratique

Le pratique a toujours une liste de cadeaux concise, précise, sans échappatoires. Il a pris soin d’y indiquer avec minutie le nom de chaque objet, le lieu où on le trouve, son prix et il a, autant que possible, inscrit minutieusement le lignage des codes barres. Parfois, même, il peut vous indiquer combien il reste de chaque article sur la tablette.

Sa liste est des plus astucieuses : chaque demande est classée selon les membres de son réseau familial et amical. Il s’assurera que chacun ira au bout de son budget cadeaux pour qu’il puisse tirer le maximum de votre générosité. C’est, au fond, sa manière de collecter ses impôts sur votre droit de faire partie de son entourage.

La solution : achetez-lui du chocolat. Ou de la boisson. C’est un passe-partout. En plus, il pourra célébrer son retour sur terre avec désillusion incluse soit en se bourrant la face, soit en noyant ses rêves brisés.


Le centre du monde

Le centre du monde, c’est important. Le centre du monde, il se gâte pas souvent. Le centre du monde, il sait ce qu’il veut. Si tous les chemins mènent à Rome, un seul mène à la satisfaction du centre du monde. Sa liste ressemblera donc à celle-ci : « une télé 52 pouces écran plasma plat noir de marque Toshibachi, celle sur support en plastique moulé, avec télécommande modèle KV-32, piles non incluses, et lingette microfibre, à 895, 95 chez Fushur Top. Sinon, argent pour acheter une télé 52 pouces écran plasma plat noir de marque Toshibachi, celle sur support en plastique moulé, avec télécommande modèle KV-32, piles non incluses, et lingette microfibre, à 895, 95 chez Fushur Top. »

La solution : offrez-lui des billets pour une expo au Musée d’art moderne, ou bien une bande dessinée. Parce qu’en attendant qu’il trouve quelqu’un d’assez crétin pour lui offrir intégralement ce que contient cette wanabee liste, il faut bien qu’il trouve quelque chose à faire de ses soirées.


Le cheap

Celui-là a une méthode bien précise de vous obliger à lui faire un cadeau. Sa liste sera élaborée à partir des idées les plus lamentables qu’on puisse imaginer : « ampoules fluo-compactes pour la salle de bain ; semelles de feutre pour bottes d’hiver qui ont 8 ans d’âge ; paquets de 10 chandelles pour quand Hydro va me couper ; poignée pour remplacer celle de mon chaudron. Argent. »

Remarquez le dernier article de cette énumération. Parce qu’il sait que vous avez sa dignité à cœur, vous serez prêt à piler sur la vôtre en lui faisant don de vos petites coupures.

La solution : malgré que sa liste ressemble étrangement au contenu d’un panier de la Saint-Vincent-de-Paul, ne vous laissez pas prendre. Achetez-lui des mitaines.


L’empereur

L’empereur est quelqu’un qui n’a pas l’habitude de se priver. Il achète en général à mesure, durant l’année, les jeux, livres, disques, outils ou décorations qu’il désire. Or, il arrive, au moment crucial, qu’il s’en lave les mains. Notre Ponce Pilate constitue alors sa liste de cadeaux à partir des présents qu’il n’a pu s’offrir durant les 51 dernières semaines de la présente année parce que ceux-ci sont introuvables. Ce sera alors LE disque discontinué de AC/DC, LE livre en commande spéciale 8 semaines outre-mer, LE film Harry Potter qu’on trouve plus qu’il désirera. Allez! Cherchez-le pour moi.

Et vous vous casserez le cul en quatre, dans chaque mail, dans chaque boutique, d’un bout à l’autre de Montréal et de la Rive-Sud, pour mettre la patte sur cet objet rare, au risque d’y laisser vos nerfs ou quelques centimètres de la peinture de votre voiture.

La solution : offrez-lui une découverte, un film, un livre qui a modifié ou orienté le sens de votre vie. Ce sera bon pour son empathie.


Le roi de la jungle

Il a tout. Il a les moyens, aussi, d’avoir tout. Alors on ne sait jamais ce qu’il n’a pas. L’ennui, en plus, c’est qu’il n’a pour camarades que sa télé et ses outils. Besoin de rien, je vous dis! Résultat : aucun livre, aucun film, aucun disque ne saura lui plaire. Comme il est totalement dépassé par la modernité, aucun vêtement branché, chapeau ou billets de spectacle ne fera son affaire. De toute façon, il ne sort pas.

Et il y a pire : ce qu’il n’a pas coûte les yeux de la tête. Alors si, de bonne foi, vous lui achetez une tondeuse, eh! bien, il vous annoncera qu’elle n’est pas assez puissante, pas assez ergonomique ou pas assez renommée et qu’il vous prendrait bien la facture pour aller l’échanger contre une qui coûtera plus cher et sera à SON goût.

Juste assez pour vous faire sentir cheap.

La solution : un certificat cadeau. Il ne sera jamais assez élevé pour le satisfaire, mais si vous partez d’avance avec l’idée qu’il est impossible de satisfaire le roi de la jungle, ça ne devrait ni gâcher votre Noël, ni les jours qui le précèdent dans de vaines recherches en boutique.

lundi 21 décembre 2009

À tout prendre...

On prit...

ce cadavre pour celui d'Hitler...

On prit un quai englouti pour le monstre du bassin de Chambly et, plus près de nous, on prit une simple bourrasque pour une tempête.

Pire, on prit Hergé pour un collabo et on prit Boris Vian pour un pornographe.

On prend des vessies pour des lanternes.

"On le prenait, par exemple, pour la Bourgogne. Comme on prit jadis le Pirée pour un homme et les pendentifs de ma tante pour ceux de mon oncle."

vendredi 18 décembre 2009

Malade

D'aplomb, à part ça. Fièvre, maux de tête, de coeur, de gorge, de muscles.

Plus de dix jours après ce fichu vaccin, j'imagine que j'ai pas cette atrocité de grippe A, mais je déclare que les gredins de la santé publique, au lieu de faire leur trip de vedette à se montrer le pompon dans les médias pour plus que cinq minutes de gloire, ils auraient dû lancer le vaccin de l'Influenza plus vite.

Mais quand on est con, on est con.

Alors j'endure. Si j'ai pu bosser cette journée très occupée de l'année au boulot, là, je suis vidé. Crevé.

Je suis incapable de lire, preuve que ça va pas bien du tout parce que je ne sais même pas quoi faire pour tuer le temps sans que le temps ne me tue.

Je suis tombé sur ce truc sur Cyberpresse: choisissez le prochain PDG de GM. Le gars, il a fait un travail délicieux. Allez lire ça:

PROCHAIN PDG DE GM

Je vous en donne un extrait, pour vous tenter:

Tiger Woods, golfeur, ex-porte-parole de Buick : Connaît bien les produits GM. Aime essayer de nouveaux modèles. Plus personne chez GM ne pourra dire « J’ai laissé le boss gagner » au tournoi de golf annuel de la compagnie.

Vous aurez aussi bien du plaisir à lire les commentaires laissés sur le blogue: plein de perruches effarouchées qui se scandalisent de l'humour du blogueur... Et qui croient qu'ils vont le ramener à l'ordre avec leurs sentences castratrices.

Si on peut plus s'amuser...

Ne reste qu'à être malade.

C'est ici que la science me fascine

Diane de Poitiers, maîtresse du roi, soignée par Ambroise Paré, a été jetée aux ordures, comme tous les nobles, à la Révolution française. En fait, elle, elle a été balancée en fosse commune mais, par un heureux hasard, elle a été posée au pied d'un monument. On l'a retrouvée!

Si vous suivez ce lien, vous trouverez un reportage tévé fascinant sur cette femme, dont on a reconnu avec certitude le corps par ces deux accidents à la jambe et son fort taux d'or dans le corps. En effet, la coquette Diane était persuadée qu'elle resterait jeune en buvant de l'or. Mort de rire je suis (rire noir, bien entendu): il semble que ça l'a fait mourir.

Lien: FATAL ALCHEMY

PS: le Goldschlager ne garde pas jeune non plus.

mardi 15 décembre 2009

Je vous assure!

Les assurances résidentielles n'incluent plus les dommages causés par des infiltrations. Raison: trop de réclamations ont motivé les actuaires à extirper ce truc de l'assurance pour en faire un avenant. Le hic: on ne soustrait pas le 21$ à l'assurance globale avant de le recharger sur l'avenant. Bien entendu.

Bande de croches.

C'est sûr que si on vous donne un crédit parce que vous n'avez pas de réclamation, il faut que l'assureur reprenne ailleurs ce qu'il vous crédite.

Le jour où il y aura trop de vols ou trop d'incendies, ces éléments-là deviendront-ils aussi des avenants?

Probable.

Pas très avenant, le monde de l'assurance.

Comme le disait Madame Bolduc:
ah! Les agents d'assurances,
c'est comme ça que je les arrange:
Quand je les vois arriver
je barre ma porte puis je vais me cacher.


lundi 14 décembre 2009

D'Australie

Vous ne connaissez pas The Skybombers. Et vous ne connaîtrez probablement pas non plus. Parce qu'on vit dans un milieu culturellement hermétique et que quand ta parenté sait même pas que tu publies des livres, pas de danger que des chansons d'Australie se retrouvent dans votre iPod. Déjà que je suis incapable d'acheter Darin le Suédois sur iTunes, on va oublier le pays de Skippy.

Néanmoins, écoutez donc ça avant d'aller vous coucher. Puis regardez aussi le clip. Ça semble avoir été tourné en Orient, là. L'image est belle, mais même si on avait montré un bas de porte rouillé d'un Pontiac 6000, la chanson aurait quand même été à la hauteur.

dimanche 13 décembre 2009

Merci

Plutôt renversé je suis.

Oui, bon, les messages Facebook, on dira ce qu'on voudra, mais ça fait plaisir à recevoir. Ça vaut bien cent mille cadeaux que de se voir témoigner de telles preuves d'amitié. Une fois celles-ci compilées, une fois les mercis envoyés, on croit que tout est fini.

Après avoir reçu de magnifiques présents, comme la photographie par Denis Tremblay du Château Beaucastel, celui que le temps a oublié et qui reste, dans les souvenirs inconnus relatés par Charles-Marie Boissonnault, Beaucastel défaillant dans l'air tiède et limpide... Merci Dave de te rappeler mon attachement à cette vieille grande montagne de pierres de taille.

Après ce présent de celle qui sait si bien que Boris Vian a forgé tout le pan surréaliste de mon âme, la magnifique BD Piscine Molitor. Merci Justine.

Après cet air cool sur lequel Abel marque le pas depuis une semaine et qui prouve que mon petit personnage a du mérite, puisque cette auteure et enseignante que j'adore en parle avec coeur. Merci Diane!

Voilà que s'est ajoutée à cette fin de semaine une surprise en forme de restau belge, ou les Pascal, Isabelle, Dominic, Maxime, Alexandre et Justine se sont amenés à la table de la grand-salle du château de Moulinsart. S'ajoute ce présent inattendu qui me permettra de me remettre d'ici quand à la photo avec un oeil de faucon sur sa proie. Merci Pascal pour ton astucieux plan.

Voilà en plus que l'averse noie mes lunettes, avec cet album dans lequel j'ai retrouvé les mots touchants de tous ces gens qui me font chaud au coeur, mais aussi ceux de Diane, de Philippe, d'Amélie, de mon Ami de Charles Trenet préféré, le magistral Dominic, de Claudia ou d'Isabelle. Merci à Vous tous!

Et quand une inconnue, qui exagère sûrement, mais dont je ne peux pas taire la gentillesse, me dit, à la librairie, "C'est vous qui avez écrit La Multiplication des princes? Je vous admire", plutôt renversé je suis, oui.

vendredi 11 décembre 2009

Moi je ne bouge pas!



...un classique du onze décembre.

jeudi 10 décembre 2009

Ma ville a la rage



Voici la Singer. Un vieil édifice industriel qui marque le paysage de Saint-Jean-sur-Richelieu depuis cent ans. C'est là qu'on a fabriqué le meuble qui recèle la vieille machine à coudre de votre grand-mère. On annonce hier qu'au lieu de la rénover, cette structure finira sous le pic des démolisseurs. Pourquoi? Parce que les briques sont vieilles. Parce que sa fondation ne répond pas aux exigences modernes liées aux secousses sismiques.

Manifestement, on cherchait une raison pour s'en débarrasser.

Pour faire tuer un chien, vaut toujours mieux prouver qu'il a la rage. Ici, on dit qu'il faut tuer le cabot parce qu'il a des griffes et que des griffes, c'est dangereux. Après tout, combien d'édifices faudra-t-on maintenant démolir parce qu'ils ont une structure de l'âge de la Singer? Avec cette logique de pied de veau, même le collège où je travaille, qui fête ses cent ans cette année, devient un risque pour l'humain si un tremblement de terre survient. Tout le vieux Québec doit être rasé. Tout le vieux Saint-Jean aussi. Les tremblements de terre déciment constamment la population, à Saint-Jean...

Manifestement, on cherchait une raison pour s'en débarrasser.

Après l'avoir décontaminé, l'avoir passé au peigne fin, on a demandé une étude de solidité. Drôle de façon de procéder.

Manifestement, on cherchait une raison pour s'en débarrasser.

La question qui se pose, c'est quand est-ce qu'on a senti le besoin de s'en débarrasser.

mercredi 9 décembre 2009

Jour de tempête dans un verre de neige

Je devrais vouloir écouter mes classiques de Noël: Dean Martin, Sinatra ou Bing Crosby, les Platters ou Judy Garland... Les Beach Boys chantent Noël... Pourtant, si j'en avais envie voilà un mois et que je me retenais à quatre mains (Voyons, Nicolas, chaque chose en son temps), là, ça ne me dit rien du tout.

Actuellement, à réviser les épreuves de De Vice ou de mort, je bosse sur Debussy. Je n'ai jamais fait ça avant. Le classique, d'accord, mais à petites doses. Excepté Chopin. Parce que j'aime le piano. Je n'en joue pas. J'aurais aimé. J'aurais aimé apprendre lorsque j'étais petit et que le gaucher que je suis aurait encore pu développer sa droite... Pourtant, il n'est jamais venu à l'idée de mes géniteurs de miser 1 ou 2 pour cent de la pression qu'a reçu un Romain Gary sur le génie que j'aurais pu devenir. Alors ils ne se sont pas mis en quatre pour me faire apprendre des langues ou un instrument de musique. J'ai dû me débattre pour éviter d'être victime d'un internement en camp de karaté ou de scouts, alors...

Alors bref, le piano de Debussy fait cling clang dans ma paire d'oreilles et j'ai envie d'écouter Indochine. Rien de Noël. Je n'ai pas l'esprit à Noël. Je n'ai aucun cadeau d'acheté. Et pour ma part, je ne demande rien, on ne vient rien m'offrir, mais je fais ce que je désire...

mardi 8 décembre 2009

Un peu de tévé

Entrevue ce soir à ériclatour.com, l'émission d'affaires publiques du Haut-Richelieu. On l'attrape à TVHR9. Le sujet? Ma Ville est Jeune, ce projet où Abel Bates et sa bande ont suivi les élections municipales pour les jeunes Johannais. Bonne entrevue, bon tour d'horizon. L'auteur est satisfait. Beau cadeau de fête, quoi!

Expérience plaisante, aussi, parce que l'équipe du petit studio de la rue Richelieu est sympathique, portée vers les invités. Ça, on aime ça! Bref, après le journal, les médias Internet et la radio, Abel Bates passe maintenant par le petit écran!

L'émission, m'a-t-on dit, devrait être diffusée selon l'horaire suivant:

Jeudi 10 décembre 18h00
Jeudi 10 décembre 22h30
Vendredi 11 décembre 02h00 (nuit)
Vendredi 11 décembre 10h00
Dimanche 13 décembre 18h30

Vous m'en direz des nouvelles.

Pour ceux qui veulent relire les textes d'Abel et des autres, suivez le lien: www.mavilleestjeune.blogspot.com

lundi 7 décembre 2009

Pour ou contre le protectionnisme?

Casque obligatoire pour les cyclistes de moins de douze ans?

On ramène la tolérance alcoolémique (oui, je crée ce mot, et après?) à 0,05%?

Dans une commission scolaire près de chez vous, il est maintenant interdit de pousser la neige en montagne pour éviter que des jeunes s'y rendent et y meurent ensevelis sous une avalanche himalayenne?

Des mamans n'iront pas dans leur parenté à Noël pour que leur progéniture soit exempte de tout contact avec une possible attaque de la sournoise AH1N1?

Surprotectionnisme, direz-vous?

Société de fous, réponds-je.

La prochaine fois que je verrai des enfants se chamailler, je les séparerai (avec des mitaines, pour éviter toute accusation), les ferai asseoir par-terre et donnerai à chacun une poupée de chiffon ainsi qu'un casque de football, au cas où ils tombent à la renverse et se fracassent le crâne pendant qu'ils apprendront à devenir des demeurés.

dimanche 6 décembre 2009

L'art d'aller nulle part


En lisant ce matin que GM venait de faire un chèque à Suzuki, je pensais que la multinationale signait un don à l'environnementaliste. Non.

GM rachète sa part de l'usine CAMI pour produire à ses frais et pour son profit tous les camions de ce plan. Mauvais signal environnemental.

La présidence du CA de GM a mis à la porte cette semaine son nouveau PDG, Fritz Henderson. Juste avant le Salon de LosAngeles. Résultat: on n'a pas parlé des nouveaux modèles, mais du coup d'éclat de Whitacre.

GM décide d'imposer partout et en tout lieu le nom de LaCrosse pour sa Buick Allure. Les Buick sont les bagnoles les plus ordinaires, les plus ennuyantes, presque aussi fluides qu'un coup de vent, qu'on puisse imaginer. En plus, on leur accole des noms pour les rendre invendables au Québec. Bon. Certains pépères vont quand même en acheter une, pour ne pas aller vite dans les zones d'accélération... Ça ne fera que faire haïr plus les Buick par le commun des mortels.

Dans les faits, disons-le en un mot comme en cent: GM ne va nulle part. Ça me fâche, mais je ne le prends pas personnel. Ça fait juste renforcer mon envie d'acheter une Rabbit le jour où... non. Je ne parle pas de mon budget s'il n'y a pas au moins une demi-douzaine de journalistes pour que je fasse scandale.

Juste un dernier détail sur les noms de voitures: Audi a passé proche de nommer sa nouvelle petite bombe l'E-Tron. Et la plus proche concurrente de la Buick LaCrosse sera la Toyota Avalon. Ça sonne mal, tout ça...

(photo: forum-auto.com. À l'époque où les Buick LeSabre avaient de la gueule)

samedi 5 décembre 2009

Pas de quoi pavoiser


Le Canadien de Montréal a plus de chandails retirés que de parties gagnées durant la présente saison. Je sens comme une petite gêne.

Cette procession de chandails qu'on retire, c'est un strip-tease de très mauvais goût. Ça dynamise les partisans, mais ça ne change rien sur la glace.

Lors de la dernière coupe Stanley, en 1993, il n'y avait que cinq chandails retirés. Depuis, on en a retiré douze. DOUZE! C'est plus que ma garde-robe. Bientôt, on aura presque autant de chandails retirés que de coupes Stanley dans le gosier. On pourra former une équipe de fantômes ou de grabataires qui viendront botter les fesses de nos grands dadais.

Mon commentaire sera aussi plate qu'efficace pour l'avenir de cette équipe. Pour gagner, il faudra évincer les journalistes des entraînements et donner de grands coups de pieds au postérieur de ces grands garçons. Depuis plus de dix ans, je n'ai pas mis les pieds au centre Bell. Si le hockey me manque parfois, voir ces patineurs du dimanche sur la glace ne me manque pas du tout.

(image: j'aime Larry Robinson. Il n'y en a pas eu un comme lui pour compter dans son propre but)

Publi-Sac et mauvaise publicité

BANG!

J'ai entendu ce bruit venant de l'avant de la maison. Je suis allé voir. Rien dans la fenêtre du salon. Rien dans celle de la salle à manger. Au bruit, si c'est un oiseau qui s'est frappé dans la fenêtre, ça ne peut être autre chose qu'une nouvelle espèce d'ours volant.

J'ouvre la porte. Au pied, un publi-sac. Zut! Je viens tout juste de jeter celui de mercredi dernier au recyclage. Sans le consulter. Comme d'habitude.

Le livreur a dû le lancer de toutes ses forces plutôt que de gravir les quatre ou cinq marches de la galerie. Une chance qu'il ne livre pas des réfrigérateurs.

Je regarde autour. Le lanceur de sacs ne doit pas être loin. Ah! Si. Il est là. En train de pisser dans la haie de cèdres du garage d'en-face.

dimanche 29 novembre 2009

The Who?

Saviez-vous qui fera la mi-temps du Super bowl?

Who?

The Who.

J'aurais préféré The Easybeats, mais il y a loin de l'Australie, en terme de Mod...

Un peu The Who...


Très Easybeats...


Good semaine...

samedi 28 novembre 2009

Un château au coeur de la métropole

Aujourd'hui, j'ai été visiter le Château Dufresne. À côté du Stade Olympique. Dire que Drapeau voulait détruire ce joyau d'architecture, ce pavillon à l'honneur des grands Québécois.

L'expo sur Paul Sauvé y était ordinaire. Pas à la hauteur de l'homme qu'il a été pour le Québec: père méconnu de la modernisation de l'État, tâche qu'on a attribuée à Lesage, sous le titre ronflant de Révolution tranquille. La révolution a été tellement tranquille, qu'on s'est endormis dessus.

Coup de coeur: une photo prise avec Duplessis, Sauvé et Beaulieu, lors de l'ouverture de l'École des Métiers de Saint-Jean, en 1953. J'ai suggéré qu'on recherche qui était l'enfant de choeur qui pose près des politiciens.

Pour en revenir au Château Dufresne, c'est regrettable qu'on n'aille pas là toutes les semaines. C'est d'une beauté! Les peintures dans les pièces d'Oscar Dufresne sont incroyables: des scènes mythologiques, des nus à couper le souffle (pour l'époque!). Dans le bureau, les plafonds sont des oeuvres d'art inégalées dans le logement montréalais, j'en mettrais ma main au feu! Et les boiseries, malgré les affres des vandales, ont repris leurs droits entre ces murs que je voudrais pour moi.

Allez visiter les maisons des frères Dufresne. Ça vaut le détour!

(Image: Wikimedia)

jeudi 26 novembre 2009

Nouvelle critique pour Abel Bates

Parue sur le blogue Le Bonheur, c'est des headphones et du titane. Juste à cliquer sur ce nom.

J'aime bien qu'on dise les choses telles qu'elles se présentent. La première construction de l'aventure d'Abel Bates a été un test. Je ne l'ai jamais trouvée parfaite, mais elle devait paraître. Tel était son destin. Ce qui me réjouit, c'est que les points négatifs apportés par la critique sont clairement les points faibles que j'ai identifiés au roman. Certes, on peut ne pas aimer l'excès de charme d'Abel ou bien son cartel d'adversaires, mais au-delà des goûts, les faiblesses marquées comme les forces vives sont celles que j'ai fini par identifier.

Mission accomplie, donc.

Évidemment, j'aimerais bien que derrière ce qu'on voit comme une littérature relax et légère, on remarque les références littéraires, le travail du style, très abelbatien, mais je sais en même temps que personne ne peut qualifier les mots d'Abel de convenus et d'interchangeables avec les romans à la mode.

Et c'est pour ça que la prochaine mouture, De Vice ou de mort, ainsi que la suite des aventures d'Abel seront encore meilleures.

AJOUT

Encore un mot. Je croise depuis quelques temps bien des gens qui ne supportent aucune critique. La remise en question est quelque chose qui leur est aussi pénible que de se lécher la plante des pieds. Que ce soit sur leur vie ou leur carrière, ils sont incapables de la moindre remise en question, préférant mettre sur leurs yeux le bandeau qui masquera le champignon qui leur pousse au bout du nez. La plupart utilisent le déni pour se protéger, mais les plus habiles à ce genre de jeu détournent la question avec des effets de style ou des formules opportunistes. Des opérations de charme, de la poudre aux yeux. À ceux-là, je veux dire que moi, je fais face à la critique. Qu'elle ne m'empêche pas d'avancer. Au contraire. Elle forge. Malheureusement pour vous, si vous croyez qu'en vous y frottant, vous craignez qu'elle jette au sol votre château de cartes, c'est que vous êtes largement mal foutus.

lundi 23 novembre 2009

Je passe à l'action

Voilà.

C'est lancé. Tandis que les épreuves de De Vice ou de mort (voir photo) vont peu à peu s'amener (je le sais, je le sens, ouh!), l'instant incisif où mon cran prend le dessus me parle de faire lire à d'autres le manuscrit de la suite des aventures d'Abel Bates.

Me voilà donc décidé à demander l'aide de deux ou trois relecteurs pour critiquer, triturer, proposer, agresser, démolir ce document aux allures rébarbatives (une pile de feuilles numérotées en ordre), mais combien, oh! combien...

Tout doit être formulé par écrit, dans le document. Je fournis le crayon si c'est juste ça qui manque.

Des intéressés?

Énième tentative

Je vais tenter de me mettre à la lecture jeunesse. Pour de vrai de vrai de vrai, comme disent les petits qui ne disent pas la vérité.

Je vais tenter grâce à la plume d'André Marois, que j'aime pour avoir écrit Du Cyan plein les mains. Je le ferai par l'entremise de la série Les Allergiks, cette série à épisode qui paraît à la Courte échine. Euh... Échelle.

J'ai toujours une peine folle à croire au roman jeunesse qui, généralement, fait dans le conventionnel et le conventionné, avec des bons, des méchants, des ados qui parlent comme des universitaires et des clichés qui vous donnent envie de devenir vieux. Peut-être que cette fois...

Voici un lien, pour vous familiariser, puisque ce soir, Blogger boude mon image: Les Allergiks

samedi 21 novembre 2009

Relecture et page blanche

J'ai écrit ce truc au printemps dernier. Cool. Pourquoi j'en fais pas autant actuellement? Regardez. Vous comprendrez la déprime de l'auteur. Petite mise en contexte, Abel vient d'être mis sur la touche par son coach de foot:

L’ennui, c’est que quand le coach a une idée dans le ciboulot, il ne l’a pas où le dos perd sa clarinette… Le pire plaquage, dans ce sport, c’est l’entraîneur qui peut vous le servir. Au fond, s’il faut que je sois éjecté de la partie, il n’est pas question que je le sois sans lui avoir pissé sur la cheville (au sens figuré, on s’entend) :

- Hier soir, j’étais dans le lit à 23h15. Même que maman m’a demandé si je voulais être bordé et si je voulais deux guimauves dans mon chocolat chaud. J’ai refusé, parce que je savais pas si tu nous ferais tous un test d’urine ce matin pour dépister les traces de marshmallow. »


Vraiment, je ne sais plus où j'ai mis ma plume. Si vous la retrouvez, faites-la parvenir à mon courriel perso.

Merci.

jeudi 19 novembre 2009

Black out

Puisque je vous dis que je suis devenu incapable d'écrire. Puisque je me tue à...

Preuve?

Là. Mes dernières lignes. C'est d'un nul, vous admettrez. Avant, ça n'était pas si mal. Là, c'est terrible. Répétition, images boiteuses, propos commun... C'est quoi? J'ai perdu ma plume?

Extrait:

Je retire mon chandail. Fabrice s’étouffe avec sa salive. Je regarde mon ventre. À droite, des ecchymoses gros comme des soucoupes, violacés. Ça ne fait pas plus mal quand on le voit, mais ça le laisse croire. Je grimace en retirant mon vêtement.

« Je peux pas te laisser dans cet état là. Viens, on file à l’hosto.

- L’hôpital? Pas question.

- Pas question de rester avec ça sur les côtes non plus. T’as peut-être un organe perforé. »

Si je retourne là, ce sera peut-être aussi la peau, que j’aurai de perforée. Devant sa mine sceptique, je hausse les épaules. Ça me fait mal. À mon corps défendant, il me propulse dans sa bagnole, qu’il a garée à deux portes de chez moi et qui vole


C'est tout. C'est inachevé, mais ça m'a achevé. J'ai toutes les raisons de paniquer.

lundi 16 novembre 2009

Comme un soldat

Le plan d'attaque a été respecté et, après avoir opéré le déploiement des mots tel que je m'y attendais, je suis entré dans cet univers étranger pour y poser pied, prendre possession de ce territoire qui, encore hier, n'existait pas. Chacun des personnages a agi comme convenu. Toutes les têtes de pont sont reliées: quatre-vingts pages sont noircies.

La tranchée est occupée par une histoire logique, un suspense crédible. Un personnage au mieux de sa forme.

Pourtant...

Je sens ma position vulnérable. Et je cherche le signal qui me redonnera la force de repartir au combat, même si ma cartouchière me semble bien vide. Même si je crois mon arme enrayée. Même si l'ennemi peut prendre la forme d'une critique, d'une page blanche... Car malgré tout cela, je sais pertinemment que mon pire ennemi est le doute qui s'est installé en moi. Je n'ignore pas le bien-fondé de ma cause. Je doute de mes armes. Je doute de mes forces. Je doute de mes troupes.

Il n'y a pas pire ennemi que celui qui fléchit dans ses retranchements et plonge, prostré, dans la peur. En entendant "Debout les morts!", l'envie de me prend de couper le fil qui conduit maladroitement mes histoires de ma tête au papier. Et lancer cette main au loin.

Devant mes cartes, j'explore les positions de mes adversaires, j'anticipe leurs attaques et organise ma stratégie.

En pure perte.

À bien relire ces mots, je vois que mes défenses seront vite enfoncées.

Ce soir, je prie pour que la guerre cesse.